Campagnes politiques sur TikTok : « Nous devons rester prudent dans la consommation de ce contenu »

"La politique aujourd'hui, c'est 50 % de fonds et 50 % de communication", a affirmé Xavier Degraux, ancien journaliste économique. ©M.D.

La conférence intitulée « Campagnes politiques sur les réseaux : nouvelles zones d’influence ? » s’est tenue devant l’auditoire du Club de la Presse du Hainaut à Mons. Animée par l’influenceur politique Elio Acar et d’autres invités, cet événement visait à éclairer un public intergénérationnel sur les dangers des campagnes politiques sur les réseaux sociaux.  

De Maureen Delmotte, le 25/09/24

« Les partis extrémistes, en particulier au nord du pays, investissent massivement les réseaux sociaux ». Elio Acar, influenceur reconnu pour rendre la politique accessible aux jeunes, met en garde contre les stratégies utilisées par les politiciens sur TikTok.

« Les politiciens ont bien compris qu’ils pouvaient atteindre un public plus large via les réseaux sociaux, surtout sur TikTok », expliquait Elio. « En revanche, lorsqu’on examine de plus près les vidéos publiées, on constate qu’ils ne partagent pas vraiment de messages politiques. Certains dansent, parlent en argot ou créent des contenus que les jeunes peuvent facilement s’approprier, mais sans véritable discours politique. »

Le capital sympathie en hausse

Aujourd’hui, les campagnes politiques se concentrent principalement sur l’amélioration de l’image des candidats, augmentant ainsi leur capital sympathie. « Pour finir, nous restons dans le flou quant à leur programme », ajoutait Elio. « Ils ne se positionnent pas politiquement ; ils nourrissent leur image personnelle. On ne peut donc pas savoir si le parti pour lequel on vote nous représentera réellement. »

Son explication terminée, Elio a encouragé l’audience à sortir de sa zone de confort numérique. « Nous ne devons pas attendre que l’algorithme nous envoie du contenu politique d’un certain parti sur les réseaux. Réaliser nos propres recherches sur différentes sources est une solution pour éviter d’être bloqué dans une polarisation de contenu ».

Pour en savoir plus sur Elio Acar et la politique sur TikTok, découvrez la vidéo suivante, réalisée par Fun Radio Belgique : 

Podcast : "Les carnets d'Alèthéia"

© Maude Dedobbeleer

Ce podcast avait été réalisé en groupe de quatre  pour mon cours de radio. Cela nous a pris plusieurs jours de montage pour réaliser ce podcast. Nous nous étions accordés sur le sujet avec un centre d’intérêt en commun : la mythologie grecque. Ce travail a suscité beaucoup de recherches sur la déesse Athéna et les différentes femmes de la mythologie qui sont apparus dans son histoire. Nous avions également réalisé l’interview de Pierre Roekens (professeur de latin) qui nous a apporté un éclaircissement sur ces histoires. C’était une rencontre amicale où nous discutions plus que nous réalisions une interview. Le podcast m’a appris qu’une interview n’était pas forcément « froide » avec des questions réponses. Cela peut tout simplement être une discussion sur un sujet qui passionne les individus. 

Intro

« Ce premier épisode des Carnets d’Alèthéia vous emmènera découvrir l’une des déesses emblématiques de la mythologie grecque : Athéna. 

Aimée et adulée, sa réputation d’héroïne la précède. Mais… Athéna n’a-t-elle fait que du bien autour d’elle ? C’est ce que nous verrons… »

Merci à monsieur Pierre Roekens pour ses interventions au cours de notre podcast !

Mon billet d'ambiance

Le billet d’ambiance consistait à décrire un environnement, animé ou non, en utilisant mes 5 sens. J’ai beaucoup aimé ce travail, car j’avais transformé un événement qui paraissait banal en un endroit emplis de différentes sensations. Le lecteur a l’impression d’être transporté à l’endroit décrit, ce que je trouve tout bonnement magique. Voici comment transformer un décor en une scène poétique !   

Dans les stands de machines à pinces, les enfants dépensent leurs économies dans l’espoir de remporter un prix. ©Maureen Delmotte

À Mons, la fête foraine fait son retour près de la gare avec pâtisseries, attractions et machines à pinces

En novembre 2023, la foire de Mons s’est installée à proximité de la gare, aux abords de la WCCM. De nombreux visiteurs accourent en quête d’attractions à tester et de nourriture à déguster.

Il est 16h et un léger vent d’automne souffle en ce samedi après-midi. Il règne une forte odeur de crêpes et de croustillons venant des stands de pâtisserie. Ces petites douceurs laissent un goût sucré sur la langue et collent aux doigts.

Une multitude de lumières colorées illuminant la fête foraine se joint aux teintes chaudes du soleil couchant. 

Les cris d’enfants et de leurs parents retentissent des attractions à sensations fortes. Le Grease immobilise ses visiteurs en faisant tourner les soucoupes à toute vitesse. Un peu plus loin, le manège La pieuvre déplace ses tentacules autour d’elle et les secoue de haut en bas.

La Chenille démarre doucement et gagne en vélocité après quelques secondes. Elle repart en marche arrière et surprend ses passagers qui s’accrochent aux barres de sécurité.

Chacun repart, comblé de ses moments partagés à la foire de Mons !

Maureen Delmotte

Mon billet d'humeur

Ce billet d’humeur consistait à exprimer ce que l’on pensait sur un fait, un événement ou un moment du quotidien. Moi, j’avais choisi d’exprimer mon coup de gueule sur les cyclistes et électrotteurs ! Je me suis lâchée sur ce que je pensais vis-à-vis de ce moyen de locomotion. à l’oral, j’ai parfois encore du mal à dire ce que je penses, mais à l’écrit mes doigts sont rapides comme Flash. Les électrotteurs, faites attention aux piétons !

Cyclistes et électrotteurs, allez rouler ailleurs !

Tous les jours, cyclistes et électrotteurs envahissent les trottoirs ainsi que la route et se prennent pour les rois du monde sur leur petit véhicule de luxe. Pourtant, ils se déplacent sans se soucier de leur conduite dangereuse qui peut créer des accidents.

Ils filent comme le vent sur leurs deux roues, enfin… plutôt comme une légère brise. Affublés de leur casque et fiers de leur monture, ils fendent l’air avec assurance. Ils franchissent les obstacles tels que les bordures de trottoirs, feux rouges et passages piétons et ne respectent que les poids lourds.

Ces usagers de la route, frustrés de ne pas monter une vraie bécane, se vengent sur les pauvres piétons plus lents qu’eux. Où sont passées les sonnettes nous avertissant de ce danger imminent ?

Prenez garde, cyclistes et électrotteurs. À trop avoir la tête dans le guidon, vous pourriez finir sur un pare-brise !

Maureen Delmotte

Interview de Massimo Falasca

Pour ce travail, le thème était imposé. Mon professeur en journalisme nous avait distribué des bouts de papier avec différents thèmes sur chacun d’entre eux. Lorsque c’était à mon tour de le recevoir, je me suis retrouvée avec… l’Horeca ! Sur cette base, j’ai dû choisir un angle à mon sujet et préparer des question sà poser sur celui-ci. Monsieur Massimo Falasca, coadministrateur du Quartier latin, avait accepté de me donner une interview sur ce secteur en période d’après Covid. Il m’avait invitée à me rendre directement au bar pour réaliser l’interview. C’était une chouette rencontre !  

« Pendant ces deux années de pandémie, c’était financièrement difficile, mais c’était aussi un luxe de pouvoir prendre du recul et de revenir sur l’essence du métier. », Massimo Falasca © M.D.

Inactif pendant le Covid, l’Horeca s’est aujourd’hui remis sur pied à Mons, mais avec quelques changements organisationnels

Par Maureen Delmotte, publié le 9/03/24

Massimo Falasca travaille depuis 22 ans en tant que coadministrateur au bar Le Quartier Latin et est président des commerçants à la place du Marché aux Herbes à Mons. Il revient sur la situation du secteur de l’Horeca à l’heure d’aujourd’hui.

La période du Covid a été compliquée pour le secteur de l’Horeca. Avez-vous remarqué des changements lors de cette période ?

Massimo : « Oui, nous avons remarqué deux grands changements dans le secteur de l’Horeca. D’une part, les mentalités ont changé. Aujourd’hui, les clients prennent le temps de réserver. De l’autre côté, nous avons remarqué un regain de fréquentation dans les commerces, comme s’ils allaient refermer leurs portes à nouveau. Nous essayons donc de profiter un maximum de cette situation. »

À la fin de la période du Covid 19, certains gérants d’établissement se plaignent de la difficulté à trouver du personnel. Qu’en est-il de vous ?

Massimo : « Le Quartier Latin est un bar dit « trendy », c’est-à-dire qu’il reste ouvert du matin au soir. De plus, nous travaillons avec beaucoup d’étudiants, donc je ne me plains pas trop de cette situation. Cependant, mes autres collègues du même secteur ont effectivement vu une grande quantité de leurs employés déserter leurs commerces. Aujourd’hui, il est très difficile d’embaucher du personnel, en particulier les cuisiniers et chefs de salle. »

Comment les étudiants jobistes vivent-ils la situation dans ce secteur ?

Massimo : « Cette particularité découle de l’après-Covid. Maintenant, les étudiants sont devenus des grands jobistes et prestent beaucoup d’heures pendant la semaine, car ils sont toujours en demande de rentrée financière pour subvenir à leurs études. J’ai également des demandes à foison de jobistes étudiants en comparaison à l’Avant-Covid. Dans mon cas, je suis tout le temps en demande d’étudiants. Ce qui est agréable à constater est que nos étudiants restent dans le service jusqu’à trois années pendant leur cursus scolaire. Certains diplômés nous demandent même de continuer à prester des heures les jeudis et vendredis soirs. Dans ce cas, nous changeons leur contrat d’étudiants en un contrat flexi-job. Par exemple, nous avons des professeurs de gymnastique et mathématiques qui aiment l’ambiance de l’Horeca et qui travaillent chaque fin de semaine. »

Quelle a été votre stratégie face à ces nouvelles difficultés ? 

Massimo : « Puisque nous avons remarqué que nous avons besoin d’une quantité importante d’étudiants, notre stratégie est tout simplement l’anticipation. Nous ne devons en aucun cas subir ce nouveau contexte, notamment pendant les périodes d’examen et de vacances scolaires. Nous sommes attentifs aux besoins de ces étudiants et devons donc anticiper les difficultés qui pourraient advenir. »

Comment avez-vous réagi face à ces changements ?

Massimo : « Plutôt positivement, étant donné que la fréquentation des clients dans notre bar a augmenté, la quantité de mains d’œuvres doit suivre également. Pour revenir à la période du Covid, l’Horeca est l’un des secteurs à avoir vécu un grand bouleversement. Le bar fermé, nous avions eu l’occasion de prendre du recul et réfléchir au métier et sa valeur. Nous avions pensé à la manière dont nous l’exercions et la manière dont nous voudrions l’exercer plus tard. Bien sûr pendant ces deux années de pandémie, c’était financièrement difficile, mais c’était aussi un luxe de pouvoir prendre du recul et de revenir sur l’essence du métier. Un deuxième changement dans notre quotidien est la composition du personnel. Celui-ci ne pouvait plus travailler et avait réfléchi sur ses conditions de travail et ses objectifs professionnels. Cette prise de conscience leur a permis de se réorienter dans un autre domaine. Une grande partie de notre personnel s’est tourné vers les métiers de la grande distribution. Nous en avions conclu qu’il fallait travailler différemment à l’avenir. Désormais, nous devons être précautionneux avec notre personnel, ménager leur grille horaire et leur offrir une meilleure rémunération. De 2 à 3 services par semaine, les étudiants jobistes prestent aujourd’hui un seul service par semaine, voire un service toutes les 2 semaines. »

Plus tard, pensez-vous qu’il y aura à nouveau de l’engouement à travailler dans l’Horeca ?

Massimo : « Personnellement, je pense que oui. Voyez-vous, l’Horeca n’avait pas toujours fait bonne presse à cause des clichés relatifs au métier. En général, le public croit que le métier est mal rémunéré et que les patrons se comportent de façon tyrannique avec le personnel. Le secteur est un peu sali par tous ces stéréotypes. Être aujourd’hui en pénurie entraine alors une réflexion sur une nouvelle méthode pour donner envie aux jeunes de pratiquer ce métier. Le poste de cuisinier doit être absolument revalorisé à l’heure d’aujourd’hui, mais je garde espoir en l’avenir de notre domaine. » 

Interview d'André Hennau

C’était ma toute première interview en première année en communication. Le thème de l’interview devait présenter un métier de l’ombre ou une structure qui aide les plus fragilisés. Je m’étais rendue au Foyer Saint Augustin à Mons, une structure qui vend des colis alimentaire à seulement 0,50 centimes. J’avais pu constaté sur le terrain le travail que cette structure fournit au quotidien. J’avais également appris qu’ils peuvent, même si leur objectif est de vendre des colis alimentaire, venir en aide socialement les personnes juste en leur parlant. Même les ASBL doivent parfois sortir de leurs objectifs principales pour d’autres plus importantes. Dans son bureau, monsieur André Hennau me raconte les objectifs de ce foyer. 

André Hennau dirige ses bénévoles avec beaucoup de souplesse. ©M.D.

Service d'entraide à Mons : une aide pour les plus démunis

Écrit le 20/12/22 par Maureen Delmotte.

En face des Pauvres Sœurs de Mons se trouve le service d’entraide Saint-Augustin, une ASBL qui a pour objectif d’aider les plus pauvres. Comment ? Tous les mardis et vendredis, une équipe de bénévoles distribue des colis alimentaires aux plus démunis, mais pas seulement. André Hennau, 71 ans, en est le directeur.

Le service d’entraide s’occupe des gens dans le besoin en distribuant des colis de nourriture. Mais ce n’est pas le seul service apporté ! Un tri des vêtements reçus en donation s’opère et est mis à disposition dans un vestiaire dédié au public. Une petite brocante est parfois organisée et il existe un service d’écrivains publics pour aider les analphabètes avec leur courrier. Le public concerné est accueilli dans un local annexe du bâtiment par deux bénévoles qui s’occupent de la partie administrative, seulement 0,5€ pour un colis. L’individu reçoit ensuite un ticket avec un numéro, attend en buvant un café ou une limonade, et est appelé dans le hall d’entrée pour recevoir son colis.

Cette ASBL n’a pas seulement contribué à aider les plus démunis. « Grâce à cette ASBL, j’ai continué à m’épanouir et connaitre des moments de joie et de plaisir. » André Hennau est un ancien commandant de brigade de la gendarmerie et a toujours porté un grand intérêt pour les mouvements sociaux. Retraité, il concrétise la création de cette ASBL, autrefois détenue par les Pauvres Sœurs de Mons.

Les crises de l’année

Après la guerre en Ukraine, André et ses bénévoles recevaient jusqu’à 13 familles d’immigrés ukrainiens par semaine. « Comme lorsqu’ils ont dû quitter leur pays, ils venaient par nécessité. La majorité d’entre eux, dans les 4 mois à venir, volent ensuite de leurs propres ailes. », précise le directeur.  Mais depuis la crise énergétique, le nombre de famille reçu repart en hausse. Détail perturbant, des individus de la classe moyenne font désormais appel au service. « Il n’y a pas si longtemps, une personne qui voulait se suicider est entrée dans nos locaux. Elle est restée plus de 4 heures et j’ai pris le temps, avec une autre bénévole, de discuter avec elle. Aujourd’hui, cette personne va beaucoup mieux ! », raconte André.

Lorsque celui-ci voit un sourire sur le visage des personnes aidées et reçoit des compliments des plus anciens, il est fier de ce qu’il a entrepris. « Il n’y a pas de plus beau cadeau ».

Maureen Delmotte